Nous serons au Congrès des experts-comptables, à Paris, les 17 et 18 septembre : rencontrons-nous.

Cas réels

Des cas réels, mesurés au centime sur des dossiers en production : chiffres transposés, situations exactes.

1 · Valeurs fausses2 · Données absentes3 · Savoir lire la DSN4 · Confiance+ Dossier incomplet

Famille 1

La DSN déclare des valeurs fausses

Une reprise DSN seule les importe en silence. Le croisement les prouve fausses.

La tranche 2 déclarée était le salaire brut entier

Contexte. Un établissement d'une dizaine de salariés, plusieurs années d'historique. Aucune rémunération n'approche le plafond de la Sécurité sociale : le maximum observé en reste à 60 %. La retraite complémentaire se cotise en tranche 1, sur la totalité du brut.

Ce que déclare la DSN. Une base de cotisation tranche 2, chaque mois, pour chaque salarié, et cette valeur est le salaire brut entier du mois, recopié tel quel. Quarante-cinq déclarations mensuelles au total.

Ce qu'imprime le bulletin. Le plafond appliqué, un brut entièrement sous ce plafond, et aucune ligne de tranche 2, nulle part, jamais.

Ce qu'une reprise DSN seule aurait produit. 45 bases de tranche 2 fabriquées entrent dans l'historique ; cumuls de tranches, cotisations et régularisations progressives de plafond faux en aval.

Ce que le croisement a établi. Brut < plafond : l'arithmétique interdit la tranche 2. Les 45 valeurs ont été tranchées à zéro, une à une, chacune justifiée par le bulletin du mois.

La série. Sur un deuxième dossier, la même rubrique portait la base de tranche 1 recopiée ; sur un troisième, le brut entier à nouveau. Trois dossiers sans lien entre eux : ce n'est pas un cas isolé, c'est une rubrique à surveiller, et le croisement est le seul filet.

PaieSync

La base de prévoyance tranche B déclarée est le salaire brut entier

Salarié·e : Monsieur Jean Dupont

confiance hautecause : donnée source4 conflits analysés

champ : Base de cotisations prévoyance tranche B

Chaque mois, de février à mai, la DSN déclare 4 372,94 € en tranche B, soit le salaire brut entier, alors que le bulletin cotise 447,94 € au-delà du plafond. Nous proposons de retenir la base du bulletin sur les quatre périodes.

Bulletins de février à mai : brut 4 372,94 €, plafond 3 925,00 €, ligne Complémentaire Tranche 2 sur une base de 447,94 €.

Explication détaillée

Le plafond de Sécurité sociale du mois est de 3 925,00 € et le brut de 4 372,94 €. La tranche B ne peut donc valoir que 447,94 €, la part du brut au-delà du plafond. C'est exactement la base imprimée sur la ligne Complémentaire Tranche 2 de chaque bulletin.

La valeur déclarée en DSN correspond au brut entier du mois, et la même erreur revient à chaque échéance : la rubrique est alimentée par le mauvais montant à l'export. Reprendre 4 372,94 € fausserait les cumuls de tranches et les cotisations de prévoyance en aval.

Ce qui le prouve

  • 4 372,94 € moins 3 925,00 € égale 447,94 €.
  • La valeur déclarée en DSN, 4 372,94 €, est identique au salaire brut entier, chaque mois.
RessourcePériodeBulletin proposéDSN
Monsieur Jean Dupontmai 2025447,944 372,94Retenir le bulletinÉcarter
avr. 2025447,944 372,94Retenir le bulletinÉcarter
mars 2025447,944 372,94Retenir le bulletinÉcarter
févr. 2025447,944 372,94Retenir le bulletinÉcarter
Résoudre les 4 conflits en retenant le bulletin

La carte de l'assistant de résolution sur un autre dossier, ici pour un salarié au-dessus du plafond : le diagnostic, la preuve chiffrée, et la correction proposée période par période.

PaieSync
PersonnelContractuel3Paie115
Général6Cotisations5CongésÉléments variables4
Rechercher un champ...
Base de cotisations prévoyance tranche A4 moisMatch
Base de cotisations prévoyance tranche B4 conflits
PériodeBulletin de PaieDSNRésultatStatut

Proposition pour 4 périodes : La base de prévoyance tranche B déclarée en DSN correspond au salaire brut entier du mois ; le bulletin établit la base réelle, la part du brut au-delà du plafond.

Retenir le bulletin pour les 4 périodesÉcarter
Mai 2025447.944 372.94447.94
ConflitProposition
Avril 2025447.944 372.94447.94
ConflitProposition
Mars 2025447.944 372.94447.94
ConflitProposition
Février 2025447.944 372.94447.94
ConflitProposition
Assiette CSG/CRDS4 moisMatch
Bulletin de paie · février 2025Page 1 · 100 %
Le bulletin de février ouvert dans le visualiseur : la ligne Complémentaire Tranche 2, base 447,94 €, entourée
DSN · février 2025Vue blocs
Jean Dupont - Février 2025
S21.G00.78Base assujettie31 Éléments de cotisation Prévoyance, Santé, retraite supplémentaire6 rubriques
001Code de base assujettie31 Éléments de cotisation Prévoyance, Santé, retraite supplémentaire
002Date de début de période de rattachement01022025
003Date de fin de période de rattachement28022025
004Montant0.00
005Identifiant technique Affiliation1
006Numéro du contrat00001
S21.G00.79Composant de base assujettie13 Tranche B Prévoyance2 rubriques
001Type de composant de base assujettie13 Tranche B Prévoyance
004Montant de composant de base assujettie4372.94
S21.G00.78Base assujettie02 Assiette brute plafonnée5 rubriques
001Code de base assujettie02 Assiette brute plafonnée
002Date de début de période de rattachement01022025
003Date de fin de période de rattachement28022025
004Montant3925.00
006Numéro du contrat00001

La page de réconciliation : les champs passés en revue onglet par onglet, la pièce en regard. Un clic sur la valeur du bulletin ouvre la page exacte, la ligne entourée.

Famille 2

La DSN ne porte pas la donnée

Le plafond appliqué, les compteurs de congés, les éléments variables : des données que la norme ne déclare pas, et que la reprise doit pourtant porter. Le bulletin, lui, les imprime.

Le plafond appliqué n'existe presque jamais en DSN

Contexte. Temps partiel, embauches et sorties en cours de mois : le plafond de Sécurité sociale appliqué est proratisé, et tout le découpage des tranches en dépend.

Ce que déclare la DSN. Presque jamais ce plafond. Sur près de 1 800 plafonds mensuels suivis sur un portefeuille entier, à peine une soixantaine sont déclarés.

Ce qu'imprime le bulletin. Le plafond appliqué, chaque mois : 4 005 € à temps plein, 1 848,42 € pour 70 heures, 267 € pour deux jours travaillés.

Ce qu'une reprise DSN seule aurait produit. Sans plafond proratisé, les tranches du premier mois de paie dans le nouveau logiciel partent fausses pour tout salarié à temps partiel ou entré en cours de mois.

Ce que le croisement a établi. Le plafond lu sur le bulletin alimente la reprise. Les rares fois où la DSN le déclare aussi, les deux valeurs se confrontent, comme pour tout champ.

PaieSync
Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale
PériodeBulletin de PaieDSNRésultatStatut
Mai 20264 005.004 005.00Match
Avril 20261 848.421 848.42Match
Mars 20264 005.004 005.00Match
Février 20264 005.004 005.00Match
Janvier 2026267.00267.00Match

Le plafond, proratisé certains mois, lu sur chaque bulletin ; la colonne DSN reste vide.

Famille 3

La DSN est juste, encore faut-il savoir la lire

La DSN a souvent raison. Le cas d'école, puis quatre pièges plus courants, tous observés en production.

Le brut doublé pendant dix mois

Contexte. Une paie parfaitement ordinaire : un salarié, 2 150 € de brut en mars 2025, imprimés sur le bulletin.

Ce que déclare la DSN. Ce brut de mars s'écrit en six morceaux, répartis sur quatre fichiers et treize mois :

FichierMouvementLecture
DSN de mars 2025+2 150 €la paie de mars
DSN d'avril 2025+2 150 €un annule-et-remplace
−2 150 €sans effet
DSN de juin 2025+2 150 €la paie de mars, re-déclarée en double
DSN d'avril 2026+2 150 €la correction, un an plus tard
−4 300 €le double retiré
Somme de la pile2 150 €exactement le bulletin

Avril suit le même schéma : pendant dix mois, l'état déclaré de ces deux mois valait le double de la paie réelle.

Ce qu'imprime le bulletin. 2 150 € en mars, 2 150 € en avril, imprimés dès le premier jour, inchangés depuis.

Ce qu'une reprise DSN seule aurait produit. Lancée n'importe quand dans cette fenêtre de dix mois : un brut doublé sur deux mois, un cumul annuel gonflé d'autant. Lancée après : il faut rattacher chaque bloc de régularisation à son mois cible et sommer une pile déclarée dans le désordre sur treize mois.

Ce que le croisement a établi. Chaque correction est rattachée à son mois cible, datée de sa DSN d'origine ; l'assiette de cotisation portée par la même pile s'accorde des deux côtés : 2 150 €.

La leçon. La « vérité DSN » dépend du jour où on la lit. Le bulletin imprimait la bonne valeur dès le premier jour.

La paie du mois d'embauche est déclarée dans la DSN du mois suivant

Le piège. Un contrat démarre le 27 février : la paie de ces deux jours est absente de la DSN de février. Elle arrive dans celle de mars, datée du 27 au 28 février. Une reprise indexée par fichier mensuel perd le mois d'embauche, ou l'impute au mauvais mois.

La parade. Rattacher chaque montant à sa période déclarée, pas à son fichier ; le bulletin confirme chaque valeur.

Un mois, deux bulletins : la valeur du mois est une somme

Le piège. Contrats courts successifs chez le même employeur : deux bulletins le même mois. Une reprise « un bulletin par mois » ampute la paie du mois.

La parade. La DSN déclare la somme des deux. Le croisement somme les bulletins du mois avant de comparer.

Une base de cotisation négative, parfaitement légitime

Le piège. −78,10 €, identiques sur le bulletin et dans la DSN : une régularisation de plafond sur le cumul depuis l'embauche. Un contrôle « base ≥ 0 » rejette une valeur juste.

La parade. Le taux appliqué à cette base redonne la retenue imprimée sur le bulletin. La valeur entre telle quelle.

La DSN suivante re-déclare le passé, à zéro

Le piège. La DSN d'un mois re-déclare les sous-périodes du mois précédent, à zéro. Un agrégateur « la dernière déclaration gagne » écrase un mois juste avec des zéros.

La parade. Chaque valeur reste datée de sa DSN d'origine ; une re-déclaration à zéro ne remplace pas une valeur portée.

Famille 4

Ce qu'aucune source seule ne montre, et savoir ne pas alerter

Sur un dossier de huit salariés : près de 1 700 valeurs suivies, croisées champ par champ et mois par mois. Une cinquantaine ont mérité une décision ; tout le reste concorde.

L'écart d'un centième d'heure

Le cas. Un centième d'heure sépare les deux sources sur la durée du mois :

  • Bulletin : 151,68 h
  • DSN : 151,67 h

La ligne de salaire, elle, se vérifie au centime : 151,67 h × 13,12 € = 1 989,91 €.

Le verdict. Écart d'arrondi sans aucun effet en paie : classé comme tel, aucune alerte. Un contrôle utile est un contrôle qui ne noie pas.

0,19 € d'écart constant : un vrai désaccord, pas du bruit

Le cas. Le montant de la cotisation évolue chaque mois ; l'écart entre bulletin et DSN reste exactement 0,19 €.

  • 12,45 € au bulletin, 12,26 € en DSN
  • Le mois suivant : 12,41 € contre 12,22 €

Ni un arrondi ni une erreur de lecture : une composante est comptée d'un seul côté.

Le verdict. Le désaccord est chiffré, documenté, laissé à l'arbitrage. L'outil ne force pas la concordance.

Robustesse au dossier incomplet

Un dossier n'arrive jamais complet. Rien ne distingue « pas de paie » de « fichier manquant » : l'outil révèle le trou, liste exactement ce qui manque, et reprend avec ce qui existe.

Cinq mois de paie sans aucune DSN au dossier

Contexte. Un établissement d'une trentaine de salariés. Pour cinq mois répartis sur une même année, aucune DSN au dossier transmis ; tous les autres mois ont la leur, qui déclare normalement les salariés.

Ce que déclare la DSN. Rien pour ces cinq mois. Et c'est précisément le piège : dans un import DSN, rien ne distingue « pas de paie ce mois-là » de « fichier absent du dossier ».

Ce qu'imprime le bulletin. La paie de ces cinq mois existe, un bulletin par salarié et par mois, et chaque valeur se vérifie ligne à ligne :

  • 3 250 € × 6,90 % = 224,25 €
  • 1 146,80 € × 0,75 % = 8,60 €

Ce qu'une reprise DSN seule aurait produit. Un historique amputé de cinq mois pour la vingtaine de salariés en poste sur ces mois, près de 180 valeurs rien que sur le salaire brut et l'assiette accidents du travail, sans aucun signal d'alerte.

Ce que le croisement a établi. Les bulletins révèlent le trou et portent les valeurs, contrôlées une à une ; la liste exacte des mois manquants est établie, prête à être transmise pour compléter le dossier.

L'échelle. Sur un autre dossier, plus petit, deux années entières sans aucune DSN au dossier, et les bulletins ont reconstitué l'historique, valeur par valeur.

PaieSync

Aucune DSN ne déclare cette salariée sur la période

Salarié·e : Madame Alice Marie

confiance moyennecause : donnée source10 conflits analysés

Les bulletins d'août à décembre d'Alice Marie existent, mais aucune DSN transmise ne la déclare. Nous ne proposons aucune valeur : la couverture du dossier doit d'abord être complétée.

Pouvez-vous transmettre les DSN d'août à décembre déclarant cette salariée, ou confirmer sa situation sur la période ?

L'assistant repère les mois sans déclaration et formule la demande à adresser au client.

Ces cas viennent de dossiers réels. Voyons le vôtre.

Une démo de 30 minutes, sur vos propres données si vous le souhaitez.

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